* martine camillieri

 

 *  enfant

Temple des Objets perdus

Temple des Objets perdus

Installation participative. Projections des objets-perdus, par catégorie d’objets, par pays.

Partant du principe qu’un objet perdu est un objet manquant, donc à remplacer, j’ai entrepris un travail de restitution, afin d’éviter la prolifération de l’objet sur terre. Incitation auprès des visiteurs à participer à l'expansion.
Apportés par les visiteurs, les objets trouvés à Malakoff, sont gardés en dépôt le temps de la manifestation. Ils sont mis en boîte, pierre de construction du Temple des objets perdus. À la fin, s'ils n'ont pas été récupérés par leur propriétaire, ils sont donnés à leur inventeur (inventeur : nom donné à celui qui trouve un trésor, un objet perdu). Projection d’objets perdus photographiés dans 27 pays d’Europe, tous avec leur point GPS pour finir de les situer exactement, afin que les perdants puissent retrouver leur bien. Site en ligne depuis 2008 (design Stéphanie Boisset). objets-perdus.net / Site de gardiennage virtuel des objets perdus. Voir aussi l’installation Les Gants.

Plus profond qu'il n'y paraît de prime abord, le travail "Objets perdus" va plus loin que ce que l'on en voit. C'est un temps de pause, un arrêt sur image, une parcelle d'humanité dans un entre-deux aux frontières incertaines. D'un côté, il dit le manque, l'absence, la disparition, l'oubli, et réveille le sentiment de la fragilité des choses - par extension, celle des êtres, la trace de leur passage, abandonnées sur un chemin, une route, au coin d'une rue. Et dont la vie serait ailleurs -. De l'autre, il compense, en restituant aux objets une vie, même passagère, même virtuelle, en les donnant à voir, et en les proposant comme objets trouvés, à récupérer. Marie Gayet

Exposition personnelle : [dé]rangements, Maison des Arts, Malakoff - Aude Cartier, (2010)